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dimanche 12 octobre 2014


dimanche 29 septembre 2013

Stornoway-Arzal, retour en Bretagne.

Les derniers 755 milles sont avalés rapidement (5 jours et 4 h), sans détours, et principalement au moteur les 3 premiers jours en raison d’une météo très clémente générant des vents très faibles d’est à sud-est toujours inférieurs à 10 nœuds (du jamais vu en mer d’Irlande !). Seule la traversée de la manche s’est faite au près bon plein avec un vent d’est de 15 à 25 nœuds dans une brume réduisant la visibilité à moins de 2 milles.  Nous passons Ouessant puis le raz de Sein dans un brouillard très épais ; nous n’avons rien vu. Comment faisions-nous il y a 20 ans sans radar et sans AIS ?

La route Stornoway-Arzal

Traversée de la Manche

Lever du soleil en mer des Hébrides
Cette navigation fut très pédagogique permettant à chacun de se replonger dans le balisage (phares et bouées) avec ses feux et signaux, les règles de route et de barre  pour prévenir les abordages en mer, les marques de nuit des différents navires (navire de pêches, cargo, tanker, ferry, …), les outils d’aide à la navigation (GPS, AIS, radar, cartographie), et d’appréhender l’art de conjuguer avec les courants. Un des « passages à niveau » étant toujours le passage entre l’Irlande et l’Ecosse au nord de Belfast, 50 milles à parcourir de préférence poussé par le courant, et bien sûr en arrivant à la pointe de la Bretagne le passage du raz de Sein.

Traversée des rails
Nous retrouvons les dauphins,  goélands, mouettes, pingouins torda, guillemots, cormorans, fous de bassans, …  et aussi le brouillard, la bruine, le crachin breton, … entre quelques belles éclaircies.  
Et le temps est très doux (nous avons éteint le chauffage du bord).





Equipier clandestin!
Après une escale d’une nuit à Belle-Ile où nous retrouvons famille et amis, nous franchissons l’écluse du port d’Arzal sur la Vilaine, ce dimanche 29 septembre après 104 jours de navigation et  4850 milles parcourus.

Content!

Rentrée d'Algol dans l'écluse d'Arzal 

Algol amarré au quai à Arzal


Encore quelques jours de travail le temps de désarmer le bateau avant d’aller se reposer.

Prochain départ en 2014 pour une nouvelle saison au Groenland ou autres destinations.



dimanche 22 septembre 2013

Navigation express : Reykjavik (Islande)-Stornoway (Ecosse)

Nous voici bien amarrés au quai du commerce du port de Stornoway (Outer Hébrides) au Nord-ouest de l’Ecosse et bien contents d’être arrivés.

Notre route
 
Notre traversée Reykjavik-Stornoway fut merveilleuse, rapide (654 milles en 4 jours) mais un peu stressante pour cause de fenêtre météo bien petite :

Un océan atlantique  majestueux avec une belle houle et une mer forte, un soleil présent une grande partie de la traversée, une pleine lune fidèle compagne de nos quarts de nuits, les températures de l’eau (8 à 12°) et de l’air croissantes rendant les manœuvres sur le pont plus agréables ont facilité cette traversée.
 
 
Séquence frisson ! 

Jeudi soir, 2 très grosses baleines, plus grandes que le bateau, croisent notre route de très très près, évitant de peu une collision avec Algol ; nous avons dû les réveiller !  La première, surgissant sur notre bâbord, se retourne, montrant son ventre blanc, et plonge sous le bateau à quelques mètres de la coque dans un grand remous, nous évitant ainsi. Alors que nous désactivons le pilote pour reprendre la barre et l'éviter, la deuxième surgit sur notre avant tribord. Ce sont 2 rorquals communs dont la taille peut atteindre 22m et le poids 70T. Rétrospectivement nous avons eu peur de les aborder avec les conséquences que nous pouvons tous imaginer ; d’où le frisson!


Notre meilleure journée fut de 190 milles (352 km) parcourus.  

Poussés par un fort vent de Nord à Nord-ouest nous quittons Reykjavik le soir du mardi 17 septembre. Sous GV (grand-voile) à 2 ris et Yankee 2 (35m2) nous passons rapidement, bien que refoulant du courant, Reykjanes (pointe sud-ouest de l’Islande) portés par une mer forte.

La journée du mercredi, le long de la côte sud de l’Islande, nous offre une très belle vue sur les volcans islandais, les îles Vestmann dont Surtsey (île apparue en 1963), poussés par un bon vent sous Yankee 2 tangonné, trinquette et GV à 2 ris.
 

Ile de Surtsey


 
En fin d’après-midi le vent faiblit (nous mettons le moteur ne pouvant pas nous autoriser de traîner dans ces coins) rentrant d’est puis sud-est confirmant le passage d’un front. Pas sympa de faire du près !

Après une matinée du vendredi pluvieuse et bien secoués par une mer hachée le vent forcit de sud-ouest à plus de 25 nœuds et c’est à plus de 8 nœuds que nous pouvons faire route directe sur l’Ecosse. Ce vent de travers, forcissant jusqu’à 35 nœuds avec des rafales à 40 nœuds nous accompagne jusqu’au nord des Hébrides. C’est sous yankee2, trinquette, GV à 2 ris et artimon à 2 ris que nous engrangeons des milles, le but étant de devancer une dépression se creusant dans notre sud-ouest. La dernière nuit est « musclée », la mer de travers secouant bien le bateau. Il est difficile de trouver le sommeil car trop secoués dans nos bannettes. Pas questions de lever le pied ; il est impératif d’arriver à Stornoway samedi avant 18h, les météos anglaises, islandaises et américaines confirmant un violent coup de vent de sud à sud-ouest à 40 nœuds. C’est sous la pluie, sans visibilité et contre le vent forcissant  que nous parcourons les 25 derniers milles de cette traversée express, et fatigante (nous ne sommes que 4 à bord).


 
Nous sommes très bien accueillis à Stornoway, rassurant les instances du port avisées par les garde-côtes islandais de notre départ de Reykjavik. Ces derniers nous avaient demandé, comme les années précédentes, de leur communiquer notre position toutes les 12 heures et ils nous ont appelés sur iridium pendant la traversée.

Aujourd’hui, un fort vent de sud ne nous permet pas d’appareiller. Nous pensons repartir demain, lundi, dès que les vents faibliront et faire route directe sur la Bretagne sud. Nous apprécions cette journée de repos à Stornoway dont le cadre verdoyant est toujours aussi plaisant.








 

samedi 14 septembre 2013

Appareillage retardé

Après une matinée consacrée à l'analyse des fichiers météo nous avons décidé de repousser à mardi, au plus tôt, notre tentative de départ. Donc, pas d’escale aux îles Vestmann au programme ce weekend.
Etude des fichiers météo à la table à cartes
Simulation de routes

La dépression se creusant au sud-est de l’Islande va générer sur Reykjavik  des vents de plus de 100km/h à partir de demain, et l'ouragan "Humberto" qui a pris naissance au Cap Vert en début de semaine remonte dangereusement l'atlantique nord en milieu de semaine, point chaud à éviter.
Le baromètre a chuté rapidement ce matin et la pluie est arrivée. Il ne fait pas très chaud !

carte météo : prévision pour dimanche
 
Fichier GRIB : vents dimanche entre Islande et Irlande
 
Montée de l'ouragan "Humberto" dans l'atlantique nord
 
Ouragan "Humberto"

Hier ce fut visite du musée national et piscine après une matinée de matelotage et de révision du mât entre deux averses.
Contrôle du mât. En fond "Harpa" (hall de concerts)

Le moral de l’équipage est bon, chacun de nous trouvant des centres d’intérêts à Reykjavik.


jeudi 12 septembre 2013

Virée Islandaise

Nous profitons de notre escale forcée à Reykjavik pour visiter les alentours, et cela malgré une météo maussade. Il fait froid, 2°, le vent souffle, et la neige recouvre les montagnes au-dessus de 500 mètres d’altitude. A entendre les Islandais, l’hiver semble avoir un mois d’avance !

Notre virée du jour nous a conduits à la découverte de Gullfoss (succession de deux chutes d’eau d’Islande situées sur la rivière Hvítá, d’une hauteur de 32 mètres [   et d'une largeur de 70 mètres),  de Geysir (geyser islandais qui a donné son nom à tous les autres, et dont le terme vient du verbe islandais gjósa signifiant « jaillir ») et de Thingvellir (failles saillantes, comme de larges cicatrices dans le paysage entourées de toutes parts par des sommets allant jusqu'à un peu plus de 1 000 m d'altitude).


Gullfoss


Geysir
 


Thingvellir



Après plus d’un mois au Groenland, le plus dur est le retour brutal à cette société de consommation et de confort, riche en sons et lumières autres que ceux de la nature !
 

mardi 10 septembre 2013

Attente à Reykjavik

Nous sommes bloqués à Reykjavik par une très mauvaise météo ne nous permettant pas d'appareiller pour une traversée sur l'Irlande sereinement. Une suite de dépressions balaye l'atlantique nord avec des vents de sud-est à sud-ouest puis ouest de plus de 40 nœuds, nous barrant la route vers le sud. D'après notre analyse, une fenêtre météo se profile en fin de semaine, soit samedi au plus tôt. Mais cela peut encore changer, les prévisions à plus de 5-6 jours étant quelquefois peu fiables. Nous surveillons donc quotidiennement l'évolution des dépressions venant de l'ouest construisant différents scénarios. Nous avons besoin de 5 jours pour rejoindre au plus court l'Ecosse à partir des îles Vestmann au sud de l’Islande.
 
Algol à Brokey marina devant le "concerto hall" Harpa.
 
Situation météo mardi 1O/09

Prévsion météo pour dimanche 19/09